Antibodies

28 avril 2008

Antikörper est un film allemand sortit en 2005 :

Michael Martens, droit et croyant, semble bien être le seul représentant de l’ordre du petit village qu’il habite. Petit mais pas tranquille, car deux ans après un horrible crime, aucune vraie piste ne s’offre au policier pour résoudre l’affaire. A par bien sûr celle du dangereux tueur qui sévit dans le pays.

Alors lorsque cet homme est finalement retrouvé et interpelé, notre héros décide de prendre la route de Berlin, où il espère obtenir les aveux du meurtrier pour le crime qui a ébranlé son village. Un simple « oui » et tout serait enfin réglé, le voile de suspicion qui a été jeté sur le hameau s’envolerait à jamais.

Oui mais voila, ce n’est pas un voleur de scooter que s’en va interroger M. Martens, mais l’auteur de plus d’une dizaine de crimes sexuels sur des enfants. Autant dire que notre policier de campagne va se retrouver face à un émissaire du diable, qui, même derrière des barreaux, répand toujours le mal.

Du diable ou de dieu, qui gagnera cette bataille ?

wiwi

Happy Tree Friends

23 avril 2008

Pas besoin d’être un grand fan des Simpson pour connaitre Itchy & Scratchy, le dessin animé fictif où la souris découpe en rondelles le chat, entre autres. Le sang y coule, c’est vrai, pourtant ce n’est pas vraiment comparable aux très courts épisodes des Happy Tree Friends.

Ces épisodes, diffusés sur internet, sont remplis de petits animaux colorées, aux allures de grosses peluches, souriants et mignons, qui ont pris l’amusante habitude de mourir dans d’atroces souffrances, et en général à cause d’un détail des plus stupides.

Du sang, du sang, des yeux (qui volent), du sang, des tripes, des os, des flammes, des cervelles (qui explosent), des lames, du sang, des grenades, des dents (qui sautent) … bref, que du bonheur !

Comptez une bonne quinzaine de personnages récurrents : tels que Lumpy le caribou bleu, Handy le castor-ouvrier-manchot orange, ou encore Flaky le porc-épic rouge.

Mais l’un des personnages les plus captivant est sans doute Flippy, l’ours-soldat vert, qui se croit parfois sur un champ de bataille, tuant alors tout ce qui bouge, et cela avec un certain style.

Notons tout de même qu’il est déconseillé de faire regarder ça à votre petite sœur de 5 ans.

Liens : Les épisodes, Site non officiel

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The Kooks

29 mars 2008

J’inaugure la rubrique musique avec ce relativement jeune groupe anglais :

Jeune car actif depuis seulement 3 ans, le quatuor peut être classé dans les branches Indipendant rock et pop-rock (pour ceux à qui la mention « rock » ne suffit pas).

Jeune aussi car vous ne trouverez qu’un album dans les bacs de la FNAC ; « Inside in, Inside out », sortit début 2006, comporte 14 titres, est globalement bon, sans quoi je n’aurais pas pris la peine d’écrire ces lignes (sauf pamphlet, mais j’y viendrais tôt ou tard) et que voici :

  1. Seaside
  2. See the World
  3. Sofa Song
  4. Eddie’s Gun
  5. Ooh La
  6. You Don’t Love Me
  7. She Moves in Her Own Way
  8. Matchbox
  9. Naïve
  10. I Want You Back
  11. If Only
  12. Jackie Big Tits
  13. Time Awaits
  14. Got No Love

Pour n’en citer que deux, les pistes 8 et 11 sont notables.

Mais mon vrai but est ici de vous informer de la sortie très prochaine (mi avril en Angleterre) du second album des Kooks intitulé « Konk », en espérant qu’il saura répondre à l’attente des partisans potentiels, tels que moi.

wiwi

Les Loups-Garous de Thiercelieux

23 mars 2008

La partie la plus impulsive de moi même m’a hier fait acheter ce jeu ainsi que son extension, et pour une fois, je ne regrettes pas après coup l’argent dépensé.

Certains (de ceux qui connaissent) vont penser très fort « Mais il est stupide ! C’est un des seuls jeux de cartes qu’on peut reproduire avec un crayon et un papier, et lui il l’achète ». Et moi je dis que sans les règles, les parties sont totalement chaotiques, que l’extension n’est pas imitable et que des vrais cartes c’est quand même la classe.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le loup-garou se joue jusqu’à 18 joueurs, et le but est simple : chaque joueur reçoit une carte lui donnant son rôle (qu’il ne dévoile pas), le village se compose de villageois loups-garous et de villageois sains (dont certains sont spéciaux), et chaque groupe doit tout bonnement massacrer l’ennemi. La nuit, les lycanthropes dévorent un innocent. Le jour, le village se concerte, désigne un coupable et l’exécute (et oui on rigole pas). A vous de tout faire pour ne pas être désigné et percer le lourd secret de chacun.

S’ajoute ensuite à ce principe de base les personnage spéciaux : Voyante, Sorcière, Capitaine, Cupidon, Voleur, Petite Fille, Chasseur, Idiot, Salvateur, Bouc Emissaire, Joueur de Flute et Ancien (dont les 5 derniers viennent de l’extension) : décidez d’introduire ces cartes ou non selon le nombre de joueurs et leurs niveau.

Quant à l’extension, nommée « Nouvelle Lune », elle apporte 36 cartes événements qui troubleront encore plus le village (qui est déjà dans un piteux état) telles que « Spiritisme », « Pile ou Face », « Toucher Mortel », ou « Cauchemar ».

J’oublie le plus important : Tout ce beau monde est orchestré par le Meneur, ou Compteur, sorte d’arbitre omniscient qui invoque le jour et la nuit, commande aux vivants et choisit d’appliquer ou non une variante (car elles existent).

Même si ça ne saute pas au yeux, j’ai essayé (j’ai bien dis essayé) de résumer au maximum les grandes lignes de ce jeu facile d’accès et qui peut pourtant se rendre dense si on le souhaite.

En conclusion, voila bien un jeux ou votre capacité à mentir, votre force de persuasion, vos qualités d’acteur et votre flair feront partie intégrante de votre arsenal.

Lien : Les Loups-Garous de Thiercelieux

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Ouverture facile

13 mars 2008

Qui n’a jamais griffé, éraflé, lacéré, tailladé, rongé, criblé, écartelé, morcelé, déchiqueté, mis en pièces, pulvérisé un emballage qui stipulait pourtant que son ouverture était à la portée d’un primate ? (pour ma part les paquets de gâteaux).

Ouverture facile, site qui j’ai récemment redécouvert dans mes favoris, justifie très certainement son nom par ce genre de situations ironiques.

Vous y découvrirez un enchainement ordonné de devinettes un peu spéciales dans le sens où ce sont des énigmes conçues pour être lues et résolues sur un écran d’ordinateur.

Mais n’ayez crainte, car, comme vous pourrez le lire en page d’accueil, ces casse-tête (c’est le terme le plus criant de vérité que je connaisse) ne demanderons pas de vous d’être informaticien, mais plutôt de la persévérance. Je suis moi même profane en informatique et j’ai (« nous avons » serait plus exacte) pourtant atteint le niveau 20 au moins.

De peur de m’étaler, je conclus ici en précisant qu’un simple clic permet de sauvgarder sa position (sans aucune inscription) et qu’il est bien plus amusant de se creuser la tête à plusieurs, je vous invite donc à trouver un ou des compagnons de réflexion.

Lien : Ouverture facile

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Snatch

11 mars 2008

Si, pour vous, Pulp Fiction est une aberration cinématographique, un film qui ne mérite pas ses louanges, alors vous pouvez arrêtez de lire dés maintenant.

Car ce long métrage que je vous présente ici, sortit en 2000 et dont le nom complet est « Snatch, Pigs and Diamonds« , appartient selon moi au même genre que celui du grand classique de Tarantino. J’entends tout simplement que ces deux films ont étés fondus dans le même moule. Sans pour autant que l’un soit une pâle copie de l’autre.

On se trouve plongé dans les milieux peu fréquentables de Londres. S’y mêlent un bon nombre de personnages, venus de loin pour certains, dans des scènes souvent décalées (ainsi rien à voir avec « American Gangster »).Le tout commenté par l’un d’eux, ce qui achève de rendre ce film réellement drôle.

Il fait de plus partie de ses rares films qui sont bons et dont la fin du scénario n’a pas été écrite au lance roquette. Pour finir, je note que la bande original a été soignée et que les éventuels fans de Brat Pitt ne seront pas dessus.

wiwi

Facebook en français

10 mars 2008

C’est ce que j’ai pu lire ce soir sur la page d’accueil de ce site que j’affectionne.

Voila bien une nouvelle qui, d’un point de vue personnel, m’importe peu. Cela dit, elle est de taille pour ceux et celles qui vouent une haine sans bornes à la langue anglaise, et qui, bien souvent, n’avaient même pas le courage d’achever l’inscription.

Je note d’ailleurs que mon entourage n’est pas dépourvu de ce genre d’individus et je ne blâme personne, ayant moi même la plus farouche des attitudes face à l’espagnol (langue également disponible aujourd’hui, avec l’allemand).

Je les invite donc, eux et les autres, à rejoindre les quelques 1,1 millions de français inscrits à ce jour sur ce trombinoscope jadis réservé aux au élèves de Harvard, et ouvert à tous depuis moins d’un an.

Je ne m’attarde pas ici sur le site lui même et son fonctionnement, car le temps me manque et un tel article en demande, mais son heure viendra. D’ici là, rien ne vous empêche de vous faire votre propre idée de la chose.

Lien : Facebook

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Galanterie ou comment survivre

8 mars 2008

Voici quelques lignes dédiées à cette étrange habitude qu’on les hommes courtois de céder le passage à ces dames devant une porte. D’où nous vient elle ?

Les réponses sont sûrement légion, mais je préféres de loin celle ci aux autres : Du temps des grands rois d’Europe (ici XVI ème siècle), les assassins et autres voleurs plutôt déterminés avaient la fâcheuse manie de se poster derrière les portes et d’égorger tout ceux qui avaient la mauvaise idée de les franchir.

A titre d’exemple, Lorenzaccio, personnage éponyme d’une pièce de théâtre (qui aura peut être le droit à un article), meurt ainsi. Dommage, car si ce brave homme avait eu une quelconque femme à portée de bras, il aurait agit comme tout gentleman qui tient à sa vie l’aurait fait :

En se servant d’elle comme éclaireuse, ou comme bouclier humain, tout dépend des cas. Galant, n’est il pas ?

On attribue parfois l’avènement de cette technique de combat à Henri VI en personne, ce qui est presque crédible, aux vues des 12 tentatives d’assassinat auxquelles il a survécu.

Pour finir, quelque soit l’origine de la galanterie dans sa globalité, cela demeure (objectivement) une forme de sexisme. Ce qui explique que sa pratique ou non me soit totalement égal.

wiwi

Huis clos

7 mars 2008

Ma bibliothèque étant peu garnie, je n’ai eu aucun mal à retrouver ce chef d’œuvre de Jean-Paul Sartre (joué pour la première fois en 1944). Ce dernier verbe a donc éclairé les fins lecteurs que vous êtes sur un point : il s’agit d’une pièce de théâtre.

Un seul acte, 4 personnages, et, comme son nom le laisse entendre, le lieu est une pièce. « Un salon style Second Empire. Un bronze sur la cheminée. » nous informe la première didascalie. Entrent alors un à un les 3 personnages principaux (Inès, Estelle et Garcin) accompagnés jusqu’à cette pièce par le 4ème, qui lui ne fait que passer. Lui, Le Garçon, qui s’occupe d’amener ces 3 morts à leur place . . .

GARCIN, le regardant.

Ah ? Ah bon. Non, je ne voulais pas rire. (Un silence. Il se promène.) Pas de glaces, pas de fenêtres, naturellement. Rien de fragile. (Avec une violence subite) Et pourquoi m’a-t-on ôté ma brosse à dents ?

LE GARÇON

Et voilà. Voilà la dignité humaine qui vous revient. C’est formidable.

GARCIN, frappant sur le bras du fauteuil avec colère.

Je vous prie de m’épargner vos familiarités. Je n’ignore rien de ma position, mais je ne supporterai pas que vous…

LE GARÇON

Là ! là ! Excusez-moi. Qu’est-ce que vous voulez, tous les clients posent la même question. Ils s’amènent : – « Où sont les pals ? » A ce moment-là, je vous jure qu’ils ne songent pas à faire leur toilette. Et puis, dès qu’on les a rassurés, voilà la brosse à dents. Mais, pour l’amour de Dieu, est-ce que vous ne pouvez pas réfléchir ? Car enfin, je vous le demande, pourquoi vous brosseriez-vous les dents ?

Scène 1

. . .C’est à dire en enfer. En voila une bien bonne ! Rien a voir avec l’enfer de Dante, et pourtant il n’est pas difficile d’imaginer le calvaire : une éternité enfermé avec les deux personnes que vous supportez le moins, mais mieux vaut ne pas y penser.

Un livre que j’ai aimé, simple, et qui de plus est court (80 pages), ainsi dire à la protée de tous, même les paresseux comme moi qui se voient démoralisés par les livres épais.

le bronze

Pour conclure, une réplique que je n’aurais jamais osé publier ici si elle n’était pas déjà en quatrième de couverture de mon livre.

Garcin

Le bronze. . . (Il le caresse.) Eh bien, voici le moment. Le bronze est là, je le contemple et je comprends que je suis en enfer. Je vous dis que tout était prévu. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent. . . (ll se retourne brusquement.) Ha ! vous n’êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit.) Alors, c’est ça l’enfer. Je n’aurais jamais cru… Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril… Ah ! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril : l’enfer, c’est les Autres.

wiwi

 

Cloverfield

7 mars 2008

Moi qui voulais commencer ce blog par un brillant article sur un quelconque livre poussiéreux . . . mais ceci fera l’affaire :

Cloverfield, sortit en février 2008, nous fait vivre l’histoire d’une caméra amateur ballotée de ci de là au cœur de Manhattan par quelques joyeux fêtards (qui serviront ici de protagonistes).

Ajoutons qu’en plus d’être amis, ils sont animés par cette même envie de survivre le plus longtemps possible (car, oui, plus on reste à l’écran, plus on est connus) dans une ville où règne le chaos le plus total.

Chaos causé par . . . ? On le découvre presque après nos héros : notre habituelle position de spectateur omniscient se réduit ici au champ de cette caméra. En résulte une atmosphère de panique, où rien n’est sous contrôle : L’essence même de ce genre de film, qui appartient, notons le tout de même, à la science-fiction.

Bien entendu tout cela dans l’intimité de la nuit, souvent embellie par le son mélodieux d’un immeuble qui retourne à la terre, ou par les plaintes harmonieuses d’un groupe de new-yorkais en proie à la folie. Bref, que du bonheur.

Le film est en outre réaliste (pardonnez moi le mot), j’entends par là qu’on ne voit pas de voiture exploser au contact d’un hélicoptère en vole, ni de personnage pirater la CIA avec un portable histoire d’avoir les plans 3D d’un bâtiment.

Mais venons en plutôt au remarques péjoratives :

D‘abord, le métrage est court, seulement 1h30, ce qui est excusable quand on compte les minutes creuses : pour ma part, une ou deux., au début du film.

Ensuite, et ce point va à l’encontre du réalisme que je citais plus haut, le réseau électrique de la ville semble totalement indestructible : même avec la moitié de la ville en ruine, votre micro onde répondra présent. On me rétorquera certainement que sans luminosité, pas de vidéo en pleine nuit, et donc pas de film. Soit.

En conclusion, un film captivant, loin d’Hollywood et de ses scènes exagérées, à voir en VO si possible.

wiwi