Moi qui voulais commencer ce blog par un brillant article sur un quelconque livre poussiéreux . . . mais ceci fera l’affaire :
Cloverfield, sortit en février 2008, nous fait vivre l’histoire d’une caméra amateur ballotée de ci de là au cœur de Manhattan par quelques joyeux fêtards (qui serviront ici de protagonistes).
Ajoutons qu’en plus d’être amis, ils sont animés par cette même envie de survivre le plus longtemps possible (car, oui, plus on reste à l’écran, plus on est connus) dans une ville où règne le chaos le plus total.
Chaos causé par . . . ? On le découvre presque après nos héros : notre habituelle position de spectateur omniscient se réduit ici au champ de cette caméra. En résulte une atmosphère de panique, où rien n’est sous contrôle : L’essence même de ce genre de film, qui appartient, notons le tout de même, à la science-fiction.
Bien entendu tout cela dans l’intimité de la nuit, souvent embellie par le son mélodieux d’un immeuble qui retourne à la terre, ou par les plaintes harmonieuses d’un groupe de new-yorkais en proie à la folie. Bref, que du bonheur.
Le film est en outre réaliste (pardonnez moi le mot), j’entends par là qu’on ne voit pas de voiture exploser au contact d’un hélicoptère en vole, ni de personnage pirater la CIA avec un portable histoire d’avoir les plans 3D d’un bâtiment.
Mais venons en plutôt au remarques péjoratives :
D‘abord, le métrage est court, seulement 1h30, ce qui est excusable quand on compte les minutes creuses : pour ma part, une ou deux., au début du film.
Ensuite, et ce point va à l’encontre du réalisme que je citais plus haut, le réseau électrique de la ville semble totalement indestructible : même avec la moitié de la ville en ruine, votre micro onde répondra présent. On me rétorquera certainement que sans luminosité, pas de vidéo en pleine nuit, et donc pas de film. Soit.
En conclusion, un film captivant, loin d’Hollywood et de ses scènes exagérées, à voir en VO si possible.
wiwi